Politique économique

Le système de banque centrale européenne (SBCE)


Institué par le traité de Maastricht à la demande de l’Allemagne, le SBCE, pré requis de l’UEM est composé des banques centrales nationales et des banques centrales nationales et de la banque centrale européenne. Elle joue quasiment le même rôle que la Bundesbank  à l’époque du Deutsch Mark. Ainsi indépendante vis-à-vis du pouvoir politique, elle a en charge la mise en ouvre de la politique monétaire de la zone Euros en garantissant la stabilité des prix.
Plusieurs critiques ont été formulées vis à vis du SBCE, d’ordre démocratique et économique :
Mettre la politique monétaire entre les mains d’un organisme supranational non démocratique pose un problème de légitimité vis-à-vis des citoyens européens et de ses représentants parlementaires. Et renforce ainsi l’image négative d’une Europe technocratique. Aussi, réformer les statuts de la BCE n’est pas chose aisée. Cela nécessiterait de modifier le traité de Maastricht et de le refaire ratifier soit par la voix parlementaire soit par la voix référendaire. Mais c’est  peut être paradoxalement pour cette raison que la politique de change resta entièrement entre les mains des Etats via le conseil ECOFIN au risque d’être un jour en contradiction avec la politique monétaire de la BCE. De plus, la politique budgétaire est entièrement entre les mains des Etats. Au final,  au début de l’Euros nous avions trois outils de politiques économiques peu, voir pas, coordonnés. Il a fallut attendre la crise de 2008 et l’augmentation exponentielle des dettes souveraines pour que l’UE décide de coordonner les politiques budgétaires en demandant l’introduction de la règle d’or dans les constitutions nationales.  Aujourd’hui,  en ce qui concerne la politique de change, même si elle constitue un handicap pour la compétitivité des exportations de certains pays européens, la politique de change de l’Euro fort menée par l’Europe est dans la droite ligne de la politique monétaire menée par la BCE. Cependant, à moyen et long terme la nécessité de coordonnée les politiques budgétaires monétaires et de changes est inéluctable pour la survie de l’UEM. Le seul instrument de politique économique dont dispose notamment un Etat pour dynamiser leur économie est le budget. Ne disposant plus du pouvoir de création monétaire, les nations de l’UEM n’ont comme possibilité que de se financer, en cas de déficit que par l’emprunt.  Or seuls les Etats dont la solvabilité est la meilleure bénéficieront des prêts bancaires et des marchés à meilleur taux, au risque d’amener à la faillite les nations les plus endettées incapables de se financer. C’est précisément ce problème qu’a connu la Grèce en 2009. Après un premier refus en 1998, pour non convergence des quatre critères de Maastricht, la Grèce adhère à l’Euro en 2001 en falsifiant sa comptabilité nationale. Les jeux olympiques d’Athènes constituent une motivation suffisante à l’UEM pour passer outre les problèmes graves de économie Grecque : Administration hypertrophiée, secteur privé et agricole abandonnés depuis plus de 25 ans. Les problèmes rencontrés ces dernières années démontrent la nécessité d’une coordination des politiques monétaires, de changes et budgétaires. D’un point de vue économique, nous parlerions de la nécessité de mettre en place une zone monétaire optimale.