Politique économique

L'économie


Face à la crise que connait la France depuis de nombreuses années, ce chapitre a pour vocation de proposer un certain nombre d’axes de réformes en matière économique pour permettre à la France de rentrer dans le XIX eme siècle sur des bases solides. Différentes mesures ont déjà été préconisées dans d’autres chapitres comme la réforme du système financier et le développement d’une économie sociale et solidaire à travers le développement d’une monnaie complémentaire (Le Franc Sol).
D’autres mesures peuvent être étudiées :
- Limiter notre dépendance au pétrole
- Lutte contre les délocalisations
- Développement de la politique du tourisme
- L’agriculture

Limiter notre dépendance au pétrole

Si nous analysons le déficit de la balance commerciale de l’Europe, nous constatons que ce déficit est en partie dû à notre dépendance au pétrole. Aujourd’hui prés de 30% de la consommation d’énergie provient de l’or noir et se répartit entre le transport et la consommation domestique. Le transport en constitue la grande majorité et en est quasiment totalement dépendant. L’Etat se doit en conséquence d’investir dans la recherche et la production d’énergies de substitutions au pétrole dont le prix n’est pas destiné à diminuer, afin de limiter notre dépendance et en conséquence renforcer notre indépendance énergétique comme nous avons su le faire, dans le passé, avec l’énergie électrique.
Quelles solutions aurait-on pour abandonner progressivement le pétrole?
Les biocarburants peuvent constituer une opportunité, tout au moins les biocarburants de seconde et troisième génération. Ceux de première génération, basée directement sur des productions agricoles tel que le Colza, le tournesol sont moralement inacceptables car se substituant à la production alimentaire. Il en est rien pour ceux de secondes générations basées sur les biomasses comme les résidus forestiers, agricoles, les algues et ceux de troisièmes générations basées sur les micro-organismes. Notre retard dans ce domaine nous oblige à nous investir davantage en collaboration avec les partenaires privés pour que d’ici 3 ans nous commencions une production à grande échelle.On estime qu’au-delà de 100$ le prix du baril de pétrole, il est rentable de produire ces énergies.

Lutte contre les délocalisations

Selon les statistiques du commerce extérieur de l’UE de 2011 (Current account balance EU27), le déficit commercial de l’UE vis à vis de la Chine s’élevait à plus de 125 Milliards d’Euros. On estime aujourd’hui dans les échanges avec le Chine que pour 3€ dépensés en faveur de la Chine, 1€ l’est pour l’Europe. Dans la notion d’échange, il y a la notion de réciprocité. Or comment peut-il y avoir réciprocité quand la consommation intérieure en Chine représente environ 28% du PIB tandis qu’en Europe elle représente 60%. L’Europe est par la même la France fait du commerce avec un pays qui épargne davantage qu’il ne consomme.
A cela s’ajoute une concurrence déloyale. La Chine a signé 22 conventions sociales à L’OIT sans n’en respecter aucune. Entre 1996 et 2005, les salaires en Chine ont baissé en moyenne de 50% engendrant une baisse en moyenne de 70%. En tant que 1ere client de la Chine, l’Europe se doit de prendre les mesures adéquates pour rétablir un semblant d’équité dans le échanges avec le Chine (mesures protectionnistes, réglementations plus contraignantes). Dans ce genre de mesure nous avons tant à y gagner et très peu à perdre.
La crise de 2008 a révélé un problème connu de longue date mais qui s’est renforcé depuis 5 ans : le problème du coût du travail, qui nuit indéniablement à la compétitivité de la France et pèse énormément sur les bas salaires les plus sujets à la concurrence des pays à bas coûts. Une mesure allant dans ce sens consisterait à fiscaliser une partie des charges sociales avec l’instauration d’une TVA sociales sur les produits de luxes ou sur des produits au-delà d’une tranche de prix. L’idée étant d’éviter que ce soit les plus bas revenu qui paient. On pourrait exonérer les employeurs de cotisations sociales sur le premier millier et financer la différence en partie par une hausse de la CSG, impôt assis sur l’ensemble des revenus du travail, du capital et de remplacement (allocation chômage, familiale etc.)

La politique du tourisme

Selon l’organisation mondiale de tourisme, en 2009, la France était le premier pays touristique avec 76,8 millions de touristes. Toutefois, en termes de revenu touristique nous nous placions en 3eme position avec 49,4 milliards de $ derrière les USA et l’Espagne. Si nous savons attirer le touriste en France, nous ne savons pas le faire dépenser. Les USA avec 55 millions de touristes génère 94 milliards de $ de revenu touristique. Ce qui permet de dire qu’un touriste aux USA dépense en moyenne 1710$, en Espagne 1019$ et en France 643$. De part son rayonnement culturel et international, la France devrait mettre en place une politique du tourisme à la hauteur de sa réputation.
Alors que nous disposons de toutes les infrastructures de communication nécessaire à la circulation des personnes, l’essentiel du tourisme se cantonne à Paris. Pour preuve, lorsque l’on se ballade dans des sites touristiques dans le sud-ouest comme (Albi, Toulouse, Sites préhistoriques etc. ), les touristes étrangers se comptent sur les doigts de la main et s’il y en a ce sont souvent des touristes frontaliers (Espagne, Portugal) ; même constat pour l’Alsace. La politique de tourisme de la France devrait davantage mettre l’accent sur le développement de circuit à travers toute la France accompagné d’infrastructures logistiques adaptées (développement de bureaux de changes en dehors des banques, amélioration des capacités d’accueil, infrastructure multi langue).

L’agriculture

Si notre agriculture est fortement exportatrice et bien positionnée, il n‘en demeure pas moins qu’elle rencontre de nombreuses difficultés dans de nombreux produits comme le lait, les fruits et légumes, la viande etc. Le contexte est simple dans sa forme. Le producteur se voit imposer un prix de marché inférieur à son coût de revient, et pour compenser en partie cette perte il se voit allouer une subvention par l’Europe dans le cadre de la politique agricole commune. Cette situation n’est guère tenable d’autant que le prix de certaines denrées n’a de cesse de chuter depuis de nombreuses années. Ce constat s’en trouve renforcer par les pratiques de la grande distribution qui ne valorise pas le travail de nombreux agriculteurs en achetant des produits à perte pour ensuite réaliser des marges confortables (central d’achat inclus) et tout cela en trompant le consommateur final. Aujourd’hui, la majorité des produits agricoles commercialisés, se font par le circuit de la grande distribution, créant ainsi une forme de monopole. Le tout régit par des réglementations qui encouragent davantage l’utilisation d’emballage et valorise l’apparence au détriment du goût.
Pour faire face à ce problème, une solution consisterait à renouer le lien entre producteurs et consommateurs en limitant les intermédiaires, permettant ainsi aux producteurs de vendre à un prix décent et suffisant pour subvenir à ses besoins et en proposant aux consommateurs un prix inférieur à celui rencontrer dans les chaines de grandes distributions. L’idée consisterait à créer des magasins, dans des endroits à fortes densité de population, dans lesquels les producteurs auraient la possibilité de vendre leurs produits sans fioritures et sans emballages. Pour limiter les coûts, ces magasins devraient avoir une forme et une organisation simple. Une structure dont la propriété serait entre les mains de coopératives et d’agriculteurs. Ceux-ci ne pourront être seulement que ceux qui fourniront les produits destinés à la vente. L’Etat ou les collectivités locales pourront proposer des locaux à des prix avantageux pour les magasins. Il sera permis à des producteurs de vendre directement dans les magasins moyennant un loyer. L’intérêt d’associer les coopératives est de bénéficier d’une assise logistique.